Publié le : 26/03/2022

Les problèmes de la noix de cajou : exploitation forcée et toxicité

Les problèmes de la noix de cajou : exploitation forcée et toxicité

Tout le monde (ou presque) est fan de la noix de cajou. Salée, grillée, aromatisée elle est toujours appréciée en apéritif ou dans une salade composée. N’est-ce pas ? 

Pourtant, connais-tu la face cachée de ce fruit sec ? Troisième fruit à coque le plus importé après l’amande et la noix, sa production et son exportation sont sources d’enjeux éthiques et sanitaires.

Aujourd’hui, on revient donc sur les problèmes de la noix de cajou : exploitation forcée et toxicité. Le but ? En savoir plus sur ce fruit sec que l’on cuisine et consomme sans avoir nécessairement conscience de tout ce qu’il nous cache. 

Les 3 grands problèmes de la noix de cajou 

Cet oléagineux est très en vogue en ce moment. Et notamment dans les milieux vegans et healthy puisque ce fruit sec a de nombreuses vertus pratiques et santé. Il est en effet très riches en antioxydants, en vitamines et minéraux. On l’utilise beaucoup en cuisine végétale pour réaliser des fauxmages ou des crèmes onctueuses (idéales pour un cheesecake par exemple). Or, plusieurs problèmes entourent ce fruit à coque. On les décortique ensemble ? C’est parti : 

1 - Exploitation des travailleuses de l’anacardier 

 Après récoltes, ces noix doivent être écossées pour l’envoi dans les pays européens où on la consommera salée, grillée ou aromatisée. Mais malheureusement, ce travail n’est pas facile. Et la majorité des écosseurs sont des femmes. En Inde, près de 50 000 femmes sont concernées par cette activité. Elles doivent donc écosser toute la journée à la main l’écorce qui entoure la précieuse noix. Elles sont très peu rémunérées puisqu’en Inde, la rémunération qui fait loi les paie à 0,25 cents/kilo écossé ; soit 2,5€ par jour pour 10kg. À titre de comparaison, en France un kilo coûte entre 20 et 30 euros… Soit 100 fois plus cher que ce que sont payées les travailleuses !  

Le premier problème est donc éthique : peut-on continuer de consommer cet aliment tout en sachant que les conditions de travail dans lesquelles elles sont produites ne sont ni favorables ni respectueuses de l’être humain ? 

2- Les mains brûlées des écosseuses 

Un autre problème majeur de cette exploitation du fruit de l’anacardier est sa toxicité. En effet, la cosse qui entoure la noix contient du cardol et de l’acide anacardique, deux substances chimiques caustiques et allergisantes

Ces dernières vont donc brûler les mains des femmes qui écossent. Et leur causer des blessures douloureuses et difficiles à soigner. De plus, à ces problèmes de santé s’en ajoutent plein d’autres : douleurs aux yeux, troubles du sommeil, de la vision… etc.   

Malheureusement les gants ne protègent pas et ne permettent pas un décorticage correct. 

Le deuxième problème est donc sanitaire : peut-on accepter que des femmes, des hommes et des enfants se brûlent les mains pour un tel fruit dont iels ne profiteront même pas ? 

3 - Le coût de production et d’importation 

Les noix de cajou sont principalement cultivées et préparées en Inde, en Afrique et en Amérique du Sud. Les acheminer jusqu’en Europe ou en Amérique du Nord impacte donc le climat puisque cela rejette des gaz à effet de serre dans l’atmosphère. 

Bien sûr, par rapport à d’autres produits exportés, l’impact de cet export est plutôt faible. Mais il n’empêche que cela a un coût. 

Le troisième problème est donc d’ordre environnemental

Mais au fait, la noix de cajou, ça vient d’où ?

J’ai envie de te poser une colle... ! Connais-tu le nom de l’arbre qui produit ces fameux amuses-bouches ? Réponse : c’est l’anacardier. Rassure-toi, moi aussi je ne le connaissais pas avant de m’y intéresser plus sérieusement… ! 

On l’appelle parfois le pommier-cajou car c’est un petit arbre qui produit la pomme de cajou

Cette pomme est en réalité un faux-fruit qui ressemble à une poire avec, à son extrémité, la fameuse noix dont les occidentaux se régalent à l’apéro ! 

Originaire du Brésil, cet arbre a besoin d’un climat tropical et bien ensoleillé pour se développer. Il est aujourd’hui cultivé en Inde (premier exportateur mondial de noix transformées), au Viêt Nam, en Côte d’Ivoire et en Amérique du Sud plus largement.  


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La pomme de cajou, ses bienfaits et ses multiples utilisations  

Dans les pays chauds, la pomme de cajou se consomme en jus après broyage, extraction et pasteurisation. C’est un jus très riche en vitamine C qui a la réputation de tâcher irréversiblement les vêtements. 

De cette pomme-poire, on peut aussi en récupérer la pulpe pour la cuisiner en pâtisserie, la proposer en confiture ou l’apprécier en cocktails

Enfin, dans certains pays d’Afrique, on l’utilise même comme un répulsif à moustiques… ! Voire même en médicament contre des maladies graves comme la lèpre. Elle a donc tout un tas d’utilisations bénéfiques et bonifiantes pour l’être humain. 

Pour résumer, cette noix est majoritairement cultivée dans des endroits où les conditions de travail sont peu légiférées. Qui plus est, les consommateurs/trices sont souvent des pays riches. Ce sont donc eux qui fixent les prix, souvent bas donc peu rémunérateurs pour les pays exportateurs. 

Les alternatives et solutions face au marché noir de l’anacardier 

À tout problème sa solution… voici mes astuces pour consommer et cuisiner des noix de cajou de manière éthique et plus respectueuse des travailleurs/euses. 

  • N’acheter que celles dotées d’un label


Les labels bio, producteurs paysans ou made in France garantissent des conditions de travail éthiques et plus respectueuses de la santé des travailleuses/eurs. 

  • Opter pour la graine de tournesol

À la Vegranola Academy et dans mon ebook Gâteaux crus et naturels il m’arrive souvent de remplacer la cajou par la graine de tournesol. Cette astuce toute simple permet d’obtenir le même rendu en terme d’onctuosité et de crémeux dans les crèmes et fauxmages. 

  • En parlant de ce problème autour de toi

Connais-tu la légende du colibri ? Si chaque personne à son échelle fait « sa part » le monde se transformera. Parler de ce problème est donc déjà une excellente action, simple, utile et concrète pour prendre conscience du problème et faire changer nos consommations… ! Car en refusant d’acheter ce type de produit, nous envoyons un message fort aux entreprises qui exploitent ces êtres humains : nous ne voulons plus contribuer à cela

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Voilà, c’est déjà terminé ! J’espère t’avoir éclairé sur les problèmes et les enjeux qui ont trait à la noix de cajou. Si tu veux en savoir plus ou en discuter, je t’invite à me rejoindre sur mes réseaux ! Merci de ta lecture ! 

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