Publié le : 03/03/2022

Zoom sur les impacts écologiques des modes d’alimentation

Zoom sur les impacts écologiques des modes d’alimentation

3 mars

« Notre consommation […] a un impact fort sur le vivant », écrit Aurélien Barrau dans l’un de ces derniers ouvrages Le plus grand défi de l’histoire de l’humanité. Tu en penses quoi ? 

Chez Vegranola, c’est le régime vegan qui est mis à l’honneur. Mais pourquoi cette conviction ? Pourquoi ne pas défendre le flexitarisme ou le fruitarisme par exemple ? 

Dans quelle mesure notre régime alimentaire et notre consommation peuvent-ils impacter la biodiversité ?
En cinq minutes, je te propose de faire le point sur les impacts écologiques des modes d’alimentation. Le but : t’aider à y voir plus clair dans tous ces régimes !  

Le régime omnivore : on mange de tout 

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En Occident, le régime omnivore est le plus commun des régimes alimentaires. On mange aussi bien de la viande que du poisson, des œufs, des légumes ou des graines. Du moins, c’est un régime qui n’est censé ne rien n’exclure… 

Aujourd’hui de nombreuses études démontrent que la consommation de viandes et de poissons impacte l’environnement en causant de multiples dégâts. Selon un rapport de la FAO qui paraissait déjà en 2013, l’élevage industriel est responsable de plus de 14,5% des gaz à effet de serre

Vaches, bœufs, moutons, chèvres et autres ruminants rejettent du méthane et du CO2. Leur élevage émet donc des gaz qui contribuent au réchauffement climatique. Et cela sans compter que ces animaux rejettent aussi du nitrate dans leurs déjections.

Ce nitrate s’infiltre dans l’eau et les soldes en grande quantité puis finit par atterrir dans les cours d’eau ou la mer. Or cette substance est très polluante, elle est par exemple responsable de la prolifération des algues vertes en Bretagne

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Enfin, il est également notoire de remarquer que la pêche est aujourd’hui responsable d’une détérioration sans précédent de la biodiversité marine. Aujourd’hui, les filets de pêche raclent les fonds des mers et des océans à la recherche de poissons qui se font de plus en plus rares. Ces techniques sont très nocives : elles rasent tout sur leurs passages. Elles tuent aussi bien des maquereaux que des dauphins qui eux, n’ont pas pour vocation d’être consommés.

Ainsi, selon des organismes comme WWF, Greenpeace ou L124, le régime omnivore, d’un point de vue écologique, n’est pas très recommandable parce qu’il n’est pas durable.  

Le régime flexitarien : on mange de la viande et du poisson de temps en temps

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Le régime flexitarien est de plus en plus adopté par les français·es. Il consiste à consommer moins mais mieux et à réduire sa consommation de chair animale, en théorie.

L’impact écologique de ce régime ? Difficile à dire puisqu’un flou total règne sur les quantités de produits animaux consommés par les personnes qui se disent flexitariennes. Peut se dire en effet comme tel·le celui ou celle qui « réduit sa consommation ». Mais qu’est-ce à dire ? Mange-t-iel deux fois par jour de la viande au lieu de trois ? Une fois par mois, deux fois par semaine, comment quantifier ? Le flou persiste et l’engagement écologique semble donc relativement difficile à estimer

Néanmoins, ce mode d’alimentation est généralement adopté par des personnes conscientes des enjeux précédemment évoqués concernant la viande et le poisson. 

Le régime végétarien : on ne mange ni poisson ni viande 

Ce type d’alimentation consiste à se nourrir de tout sauf de chair animale. On consomme donc les produits des animaux comme le lait ou le miel par exemple. 

Au sein même du végétarisme, il existe des variantes. Certaines personnes consomment du poisson (pesco-végétariennes) ; d’autres ne se nourrissent ni de produits laitiers ni de chair mais d’œufs et de miel (ovo-végétariennes)… 

Bref pour faire simple, un·e végétarien·ne se refuse de tuer les animaux pour sa propre consommation, mais se nourrit des produits dérivés de l’exploitation animale. 

D’un point de vue écologique, le végétarisme répond à plusieurs exigences environnementales

Par son exclusion majoritaire de viande et de poisson, il contribue à la diminution de la déforestation. En effet, l’élevage intensif est responsable de plus de 65% de la déforestation en Amazonie. 

Enfin, ce régime contribue aussi à préserver l’eau douce de la planète bleue. Pourquoi ? Parce que pour nourrir les animaux et les maintenir en vie dans les élevages par exemple, on leur donne de nombreux antibiotiques. Or, ces médicaments polluent les ressources d’eau douce que nous consommons. Selon l’association L214 et sur un rapport basé sur les données de l’ASNM, en 2020 on estime que 40% des antibiotiques consommés l’ont été par des animaux d’élevage.

Le régime vegan : on ne mange et consomme aucun produit d’origine animale 

Comme expliqué dans mon article sur qu’est-ce que le véganisme, un·e végan·e se refuse à la fois toute consommation de produits animaux et toute exploitation animale (qu’elle soit  vestimentaire, cosmétique etc). 

Dans un autre article, j’évoquais également avec toi le mode de vie vegan et son rapport à l’écologie. J’y expliquais en quoi ce rapport au monde tentait d’atteindre une cohérence de forme et de fond pour l’écologie. Car en effet, pour le ou la végan·e, le problème est global. Pour produire du lait, il faut inséminer artificiellement une vache. Puis tuer son veau pour que l’on puisse la traire à des fins humaines. Pour produire du fromage, il faut récupérer des enzymes présentes dans l’estomac du veau, du chevreau ou de la brebis. Et donc à terme, le tuer pour produire une pâte de lait qui donnera le fameux fromage. 

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Parce que tout est lié, parce qu’on ne peut sortir d’un mode de vie et de consommation insoutenable pour la planète, le ou la vegan·e se dirige vers une alimentation exclusivement végétale. Bien évidemment il existe d’autres motivations à ce régime, mais l’un des moteurs principal reste l’environnement

Le véganisme tente activement d’agir en faveur de la planète en consommant plus local, plus durable et plus raisonnable.  

Pour conclure, j’aimerais te dire ceci : à mon sens, peu importe le choix que tu fasses, le plus important est de le faire en conscience et en connaissance de cause. Comme le dit J.R.R Tolkien dans Le Seigneur des Anneaux,  « Tout ce que nous devons décider, c’est quoi faire du temps qui nous est imparti » n’est-ce pas ? 

Ma volonté est de t’informer sans jugement. J’espère désormais que tu en sauras davantage sur les impacts écologiques des modes d’alimentation. Envie d’échanger ? Retrouve moi sur les réseaux sociaux

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